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Le Nouveau Praticien Vét élevages & santé
Volume 6, Numéro 24, 2013
Maîtrise sanitaire de l’élevage en lot : jeunes bovins et taurillons
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| Page(s) | 58 - 64 | |
| Section | Comprendre et agir | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/npvelsa/24058 | |
| Publié en ligne | 15 août 2013 | |
Épidémiologie
Un épisode d’agalactie d’une ampleur inhabituelle chez des brebis dans l’est de la france
Durant l’hiver 2012, de nombreux cheptels ovins des régions Alsace et Lorraine ont été confrontés à un épisode sévère de baisse importante, voire d’une absence totale de montée de lait après agnelage. Un groupe de travail (réunissant l’Ecole vétérinaire de Toulouse, la Plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (Plateforme ESA), des vétérinaires ruraux des groupements techniques vétérinaires (GTV) 54 et 57, GDS France et les GDS des régions Alsace et Lorraine) a rapidement mis en place un cadre d'investigations. Les différentes investigations et analyses réalisées dans 17 élevages atteints d’agalaxie ont établi un diagnostic d’intoxication par des mycotoxines. Les résultats de recherche de mycotoxines présentes dans les rations distribuées aux brebis ont montré de fortes teneurs en alcaloïdes de l’ergot, associées ou non à d’autres mycotoxines (trichothécènes) en quantité importantes dans les céréales produites sur la ferme et/ou les aliments du commerce. Comme la principale observation faite sur les brebis était une absence de colostrum suivie de la mise en place progressive de la lactation, les alcaloïdes de l’ergot sont la cause la plus probable de l’épisode. En effet, ces derniers inhibent la sécrétion de prolactine, indispensable au développement mammaire et à la mise en place de la lactation. Le phénomène a rapidement disparu dans les élevages qui ont arrêté les aliments incriminés ou qui ont ajouté des capteurs de mycotoxines. L’hypothèse des aléas climatiques peut expliquer le caractère localisé et exceptionnel de ce phénomène. Suite à la vague de froid de février 2012, la Lorraine et l'Alsace ont connu d'importants dégâts dus au gel de cultures, pouvant aller localement jusqu’à la destruction de 70 à 80 % de parcelles de blé. En parallèle, la protection fongicide a été souvent insuffisante pour des blés dont la production semblait compromise et, à la faveur de l’humidité au moment de la floraison, la fusariose s’est installée avec une production intense de mycotoxines.
Mots clés : Ovins / épidémiologie / toxicologie / affections mammaires / intoxications / agalactie / mamelles / agnelage / mycotoxines / examens complémentaires / alcaloïdes
© NÉVA - Nouvelles Éditions Vétérinaires et Alimentaires 2013
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