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Le Nouveau Praticien Vét élevages & santé
Volume 7, Numéro 27, 2014
La surveillance réglementaire de la résistance dans les productions avicoles et porcines et l’évolution de la résistance
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| Page(s) | 42 - 52 | |
| Section | Dossier : La surveillance réglementaire de la résistance dans les productions avicoles et porcines et l’évolution de la résistance | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/npvelsa/27042 | |
| Publié en ligne | 15 octobre 2014 | |
Traitement des mammites bovines et antibiorésistance : recommandations pratiques
L’antibiorésistance associée au traitement des mammites peut d’abord être évaluée au travers des résultats du Résapath : les pourcentages de résistance des bactéries isolées de mammites paraissent relativement stables et modérés par rapport à d’autres germes pathogènes. Une certaine variabilité locale peut cependant exister ; certaines publications récentes laissent penser qu’elle pourrait être associée à des pratiques d’antibiothérapie des mammites. Au delà, il convient de prendre en compte le risque de sélection de gènes de résistance au sein de la flore fécale suite à l’antibiothérapie parentérale chez les vaches ou à la consommation de laits de mammites chez les veaux. Les principales recommandations qui en découlent portent sur la limitation de la voie parentérale, du spectre, de la répétition des traitements et, d’autre part, sur la sélection des molécules en fonction de l’agent causal. L’alimentation lactée des veaux ne doit pas reposer sur la valorisation des laits de vaches traitées. Le traitement des mammites à S. aureus, de pronostic très variable, représente un bon exemple de la nécessité de caractériser les vaches atteintes et les cultures bactériennes obtenues (en attendant les pathotypes), préalablement à la décision thérapeutique. Pour les streptocoques, les profils d’antibiorésistance et les taux moyens de guérison bactériologique varient, et permettent de différencier S. dysgalactiae des autres espèces. Le traitement des mammites à coliformes peut varier, de l’absence d’antibiothérapie (et de toute administration) à l’association des voies parentérale et locale (en plus du traitement symptomatique) en fonction de la gravité clinique et du mode de gestion souhaité par l’éleveur (santé individuelle versus rentabilité des grands ateliers et réduction de l’antibiothérapie).
Mots clés : Mammites / traitement / antibiotiques / antibiorésistance / diagnostic / bovins / vaches laitières
© NÉVA - Nouvelles Éditions Vétérinaires et Alimentaires 2014
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